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Après Mada, nous voici au Kenya...

Publié le par David et Aurélie

Séance photos pour Aurélie, à l'aéroprt d'Abu Dhabi
Séance photos pour Aurélie, à l'aéroprt d'Abu Dhabi

Départ le 03 juin de l'aéroport d'Ivato près d'Antananarivo, après la guérison presque complète de mes mains (on croise les doigts pour que ça reparte pas). Long voyage pour rallier Nairobi, Après l'annulation de notre billet (youpi, on a vraiment galéré avec cette histoire d'annulation, go voyage le pire service usagés que tu puisses imaginer) d'origine nous sommes reroutés par Abu Dhabi. En tout 15 heures dans l'avion + 3 heure à Mahé (Seychelles) et 8 heures à Abu Dhabi, 26 heures en tout.

On Arrive vraiment crevé à l'aéroport vers 16 heures, on saute dans le premier bus pour le centre de Nairoby, on descend près de la station Transline ou nous prendrons le bus pour Mbita le lendemain. Avec nos deux sac à dos chacun (plus de 25 kg, un devant et un derrière), on est crevé, on cherche un hôtel, et là c'est la chute, Aurélie s'étale en pleine rue, splendide, le gros sac à dos passe devant la tête par au dessus. Le lendemain, on prend le bus à huit heure, c'est partis pour 10 heure de routes, et nos premiers Mandazis (petits beignets) sur la route.

Arrivés à Mbita, nous sommes accueillis par F, qui à crée une petite école pour soutenir la communauté et accueillir les enfants pauvres et sans ressources.

Nous sommes logés dans une charmante petite maison avec un panneau solaire et le courant !

Mais la relation avec F devient vite très inconfortable, chaque jour nous réserve son lot de mensonges et d'imprécisions par rapport à l'école. Notre premier travail de bénévole, c'est de récolter de l'argent auprès de nos proches : Nous prenons des photos des enfants un à un, nous rédigeons les profils des enfants en français pour ensuite les faire suivre à nos contacts et demander des parrainages mensualisés. Nous avons peu de relations avec les enfants de l'école, et à chaque fois il faut insister pour faire des activités avec eux, nous sommes principalement cantonnés à la Guest House du coin ou il y a le courant, pour travailler sur l'ordinateur. Les profils des enfants sont souvent contradictoires et incohérents entre eux (frères et sœurs avec des parents différents, les uns morts, les uns vivants). Les explications ne sont pas convaincantes (un Roumain qui parlait mal anglais aurait rédigé les profils en anglais, qui n'aurait pas été vérifiés depuis, alors qu'ils sont utilisés sur le site, par ailleurs très pro, depuis plus d'an). Au bout de 4 jours ça devient vraiment impossible. On essaye de faire le trie, d'y voir clair, on pose des questions pour mieux comprendre, mais rien ne tient. Après un dernier clash jeudi matin, on fait nos sacs et on s'en va.

Quatre jours vraiment pénibles, à se demander si on n'est pas parano, en tout cas on est content de partir. Même si de laisser comme ça les enfants que nous venions juste de rencontrer nous peine un peu.

C'est difficile de faire le trie, tout n'est pas négatif, et l'école a sans doute un impact positif sur la communauté. Mais difficile de savoir où va vraiment l'argent collecté. Autant de mensonges c'est vraiment dur à avaler. Même après les premiers mensonges éventés, F continuait avec de nouvelles histoires (bus en panne après deux ans, acheté à 25000 euros grâce à de multiples fundraising miraculeux et introuvables sur internet, on vous passe les détails) à dormir debout, avec un naturel déconcertant. Cette sensation d'être manipulés est impossible à concilier avec le bénévolat.

Après ces déboires, nous embarquons sur le petit ferry, direction l'île d'Mfangano, à 30 km de la côte. C'est une très belle île, avec tout plein de superbes oiseaux (nous ferons un petit article avec de belles photos de l'île et des oiseaux). J'ai aussi croisé un très joli Black Mamba, noir comme son nom l'indique, serpent très venimeux et mortel en moins de 10 minutes. A ma venue il s'est simplement éclipsé, les morsures sont très rares sur l'île. Il y a aussi des singes qui vivent dans la forêt au cœur de l'île, Aurélie a désespérément cherché à les rencontrer, mais on les a vue juste une fois de loin. Farouche les gaillards. Ici le lac est au centre de la vie et pourvoit à de nombreux besoins primaires, nourriture, eau potable, lessives. Les habitants s'y baignent et s'y lavent.

Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....
Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....

Grosse fatigue pour David, un lac immense et magnifique, et Yvonne, une hôtesse aussi conductrice du bateau à son heure, vraiment sympathique....

Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !
Quelques vues de l'île et du lac !

Quelques vues de l'île et du lac !

Nous sommes accueillis par Nicholas, qui gère une petite ferme en permaculture tout juste au bord du lac. Nous y sommes depuis maintenant 2 semaines. On travail un peu le matin et parfois vers 17 heures. L'ambiance est détendue. La petite famille est très sympa. La femme de Nicholas, Liliane travail à l'école Repairer Christian School, où elle s'occupe principalement des orphelins qui vivent à l'école. Leurs 4 enfants sont super cools, les deux frères ainés Ayuka (12 ans) et Oganda (10 ans) sont bourrés d'énergie, les deux petites dernières, Amam (8 ans) et Atisse (6 ans), adorent danser et chanter. Depuis peu, ils accueillent aussi leur neveu Mzé, qui a perdu sa mère. Son père s'est remarié et est parti vivre en Tanzanie. Il est donc seul et sans ressource.

Ici encore, nous sentons qu'on en a plus après notre argent, qu'après notre travail de bénévoles. Mais bon, l'ambiance est beaucoup plus détendue, Nicholas est très peu présent à la ferme, nous y passons deux ou trois heures seul, le matin, à arroser les arbres, désherber, récolter ou repiquer de petits arbrisseaux. Un peu avant midi, c'est l'heure de la baignade dans le lac. Nous aidons aussi parfois en fin d'après midi.

Voici quelques photos de la ferme et des enfants :

Ayuka, l'ainé, brillant comme le dit son père, nous pensions qu'il voudrait reprendre la ferme de son père, mais plus tard, il veut être avocat. Il va falloir quitter l'île et découvrir le vaste monde. Courage à toi, valeureux Ayuka !

Ayuka, l'ainé, brillant comme le dit son père, nous pensions qu'il voudrait reprendre la ferme de son père, mais plus tard, il veut être avocat. Il va falloir quitter l'île et découvrir le vaste monde. Courage à toi, valeureux Ayuka !

Après Mada, nous voici au Kenya...
Les trois inséparables, De gauche à droite, Ayuka (David pour son nom anglais), Oganda (Dancan) et Mzé (Samson).

Les trois inséparables, De gauche à droite, Ayuka (David pour son nom anglais), Oganda (Dancan) et Mzé (Samson).

Petite escapade dans un arbre magnifique !
Petite escapade dans un arbre magnifique !Petite escapade dans un arbre magnifique !
Petite escapade dans un arbre magnifique !

Petite escapade dans un arbre magnifique !

Qui pourra trouver le pied d'aurélie ?!

Qui pourra trouver le pied d'aurélie ?!

Le nouveau bateau fraichement peint. Depuis on mange du poisson tous les jours, finit les oeufs !
Le nouveau bateau fraichement peint. Depuis on mange du poisson tous les jours, finit les oeufs !

Le nouveau bateau fraichement peint. Depuis on mange du poisson tous les jours, finit les oeufs !

Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !
Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !
Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !
Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !
Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !
Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !

Des chiens, des chats, des poules, des vaches, des chèvres et ........ des Hommes !

Et voici Patricia, La grand mère (Dany en langue Luo) qui prépare l'ougali, sorte de pains de maïs, genre polenta en plus ferme.
Et voici Patricia, La grand mère (Dany en langue Luo) qui prépare l'ougali, sorte de pains de maïs, genre polenta en plus ferme.

Et voici Patricia, La grand mère (Dany en langue Luo) qui prépare l'ougali, sorte de pains de maïs, genre polenta en plus ferme.

Hello Dany (grand mère en Luo) Patricia, thank you for cooking for us !

Hello Dany (grand mère en Luo) Patricia, thank you for cooking for us !

De gauche à droite, Mzé, Oganda, Amam, Atiss, Patricia la grand mère avec sa belle robe rose, Ayuka et un ami des garçons.

De gauche à droite, Mzé, Oganda, Amam, Atiss, Patricia la grand mère avec sa belle robe rose, Ayuka et un ami des garçons.

La charmante Amam, (jane pour son nom anglais).

La charmante Amam, (jane pour son nom anglais).

Atiss, la petite dernière (Yvonne pour son nom anglais)

Atiss, la petite dernière (Yvonne pour son nom anglais)

Hummm, les bonnes bannanes de la ferme !

Hummm, les bonnes bannanes de la ferme !

Hummm, les bonnes papayes de la fermes...

Hummm, les bonnes papayes de la fermes...

Des petites maisons en terre, avec un toit en tôle. On peut pas faire plus simple....Des petites maisons en terre, avec un toit en tôle. On peut pas faire plus simple....

Des petites maisons en terre, avec un toit en tôle. On peut pas faire plus simple....

Nous ferons bientôt un petit film (ça va être un peu long car il y a beaucoup d'interview en anglais et donc beaucoup de sous titre à faire, j'en sue déjà...) pour présenter la ferme et la petite famille, ainsi que l'école où travail Liliane et le centre Ikiola kiono center à 500 mètre de là, qui entre autre aide à lutter contre l'épidémie de SIDA qui ravage l'île et les alentours du lac.

Sur l'île environ trente pour cent de la population répond positif au test de dépistage, parmi lesquels beaucoup d'enfants, qui ne vivent en général pas plus de 15 ou 20 ans. Le SIDA est ici un problème majeur. Les comportements sexuelles des hommes (et des pêcheurs en particulier, qui partent souvent pêcher la nuit...) y sont pour beaucoup, la polygamie est ici chose courante. Aurélie fera bientôt un article sur la conditions des femmes ici.

Ah oui, et puis aussi, n'oubliez pas notre petit financement participatif pour la petite bibliothèque, cette fois il y a pas de Francis dans l'histoire, c'est clean et c'est tout bon...

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dayanand 27/06/2016 10:51

Ah quel bonheur les amis que de vous revoir dans vos si belles aventures... vous êtes juste magnifique et mon coeur bondit dans la poitrine de voir si rayonnant... David je revois encore la gueule de ta barbe aprés t'être baffré de papayes...ah!ah!ah!! genre moi j'ai rien fait !! ah!ah!ah!
je vous souhaite une belle route encore et toujours cher ami(e)... Je vous aime !!