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Petit complément sur la bibliothèque Bookfeeding d'Ndori au Kenya

Publié le par Lili

Show instructif de yoga pour les enfants
Show instructif de yoga pour les enfants
Show instructif de yoga pour les enfants

Show instructif de yoga pour les enfants

Pour ma part c'est la première fois que je me retrouvais à faire l'école aux tout petits enfants régulièrement ! Et ce n'était pas toujours facile de communiquer avec eux, d'avoir de bonnes idées, et de leur donner envie d'apprendre!

Tina, la propriétaire du lieu a embauché une institutrice pour le matin, pour faire cours aux tout jeune enfants du voisinage, mais lorsque nous sommes arrivés, Tina nous a donné sa place pour le temps de notre passage, sans nous expliquer bien le pourquoi du comment.

C'est une multi-classe d'une vingtaine d'enfants très jeunes. Certains sont orphelins à cause des ravages du sida. Ils sont trop petits pour passer le test, je veux dire que s'ils le passent trop jeunes, il est fort probable que l'on ne détecte rien. Cette maudite maladie, ne se révèle que plus tard.

Ils sont si petits et parfois ont l'air si démunis, certains semblent accablés par une vie trop dure et un manque d'affection. Au début, il n'y avait même pas de tables ni de chaises dans la classe, alors j'ai cherché à droite, à gauche de la propriété, et ai trouvé, avec leur aide, de quoi constituer une classe plus confortable.

Parfois on utilise les livres de la bibliothèque au cours des leçons comme les livres d'images ou l'encyclopédie.

Il y a une toute petite fille très jolie, Arena (prénom courant au Kenya), qui fait pipi en classe au moins deux fois chaque matin, on lui a expliqué qu'il n'y a aucun problème, qu'elle peut aller aux toilettes quand elle veut, mais elle ne semble avoir aucune réaction et d'être trempée ne semble pas la déranger. Tina lui prête parfois ses habits qui sont dix fois trop grands.

Je me souviens plus particulièrement de la petite Avis, très enthousiaste, et de la petite Lili, avec laquelle j'avais beaucoup d'affinité.

A la récréation, il faut être inventif, mais les enfants sont très réceptifs et sont en demande de nouvelles activités inconnues!

La brouette à la récréation
La brouette à la récréation

La brouette à la récréation

David avec Tina au jardin, qui plantent des fameux beens (Haricots)
David avec Tina au jardin, qui plantent des fameux beens (Haricots)
David avec Tina au jardin, qui plantent des fameux beens (Haricots)

David avec Tina au jardin, qui plantent des fameux beens (Haricots)

Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...
Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...

Les petits bouts de chous en classe par terre puis sur les tables...

Habituellement ici, c'est par terre que l'on fait la classe, c'est comme cela que l'on a commencé!

Habituellement ici, c'est par terre que l'on fait la classe, c'est comme cela que l'on a commencé!

Peter, l'un des fils de Tina.

Peter, l'un des fils de Tina.

Jason adopté par Tina

Jason adopté par Tina

Luky, le dernier fils de Tina. Malheureusement, on a pas la photo de Jimmy, le plus sympa.
Luky, le dernier fils de Tina. Malheureusement, on a pas la photo de Jimmy, le plus sympa.

Luky, le dernier fils de Tina. Malheureusement, on a pas la photo de Jimmy, le plus sympa.

"Doctor"

"Doctor"

Le maïs, nouriture de base au Kenya. On en fait une farine, qui sera cuite avec de l'eau, pour préparer l'Ougali. Tina possède une vieille machine pour moudre le maïs. Les enfants la font tourner souvent pour les voisins en échange de quelques Schillings.

Et voici Tina notre hôte.
Et voici Tina notre hôte.
Et voici Tina notre hôte.
Et voici Tina notre hôte.
Et voici Tina notre hôte.

Et voici Tina notre hôte.

Tina:

Au début j'avais un très bon contact avec les ados et avec Tina : Nous parlions beaucoup au coin du feu de la cuisine au fond du jardin et puis les choses se sont un peu dégradées après quelques demandes insistantes d'argent.

Mais ce que je peux dire sur Tina est qu'elle est tout de même une femme gentille accueillante et généreuse. Au début elle rigolait tout le temps, elle a une vie difficile, seule avec ces adolescents. Elle a perdu son mari il y a trois ans et la bibliothèque existe depuis un an. Elle donne cours aux tout petits depuis lors, mais n'en a pas toujours le temps, aussi elle a engagé un institutrice à faible coût, qu'elle a beaucoup de mal à rémunérer. Alors c'est une des activités des bénévoles que d'enseigner aux enfants

Son mari était musulman et elle est Baptiste dans une église traditionnelle Africaine. D'après ce que j'ai compris, elle dit avoir dix_huit enfants en tout, il y avait trois de ces fils ici avec nous et trois autres jeunes garçons adoptés, dont deux étaient aussi des cousins. Les familles africaines, c'est toujours un peu compliquée.

A un moment de sa vie, Tina se sentit débordée, elle demanda à son mari de prendre une seconde épouse de vingt ans plus jeune, afin de l'aider à la ferme et avec les enfants. Tina l'appelle sa "co-wife", c'est ainsi en Afrique!

Sa co-wife a eu aussi trois enfants avec son mari, elle a une maison construite spécialement pour elle, avec l'argent du mari et un bout de terre attenant à celle de Tina. Toutes les deux ainsi que la sœur du mari appelée: "Big mama" s'entendent très bien.

Les baptistes permettent aux hommes d'avoir plusieurs femmes : dans l'ancien testament c'est autorisé disent ils, même les pasteurs en ont parfois plusieurs. Les musulmans ont droit à quatre femmes mais parfois cela peut aller jusqu'a huit ou plus.

Une fois que le mari meurt la femme n'a pas la possibilité de se remarier surtout si elle a des enfants avec celui-ci. Si elle prend un autre mari elle doit quitter le logement de son défunt mari mais les enfants doivent y rester, d'après ce que m'a expliqué Tina.

Ce qui lui rend cette option impossible!

Je suis allée à la cérémonie baptiste du Dimanche avec Tina aussi: une messe bien particulière. Et cela m'a beaucoup touché, le tambour Africain. Quel dommage je n'ai pas pu prendre de photos, ni filmer, s'était si émouvant, dans ce pauvre petit hangar de tôles (car à moitié écroulé au cours d'une tempête). Il n'y que le tambour comme musique, il n'y a pas d'électricité bien sûr. A un moment le jeune homme battant tambour se mit à chanter a capella tout doucement avec une grande simplicité. Puis comme de coutume, il y a quelques minutes où les gens prient à voix hautes leur prière personnelle. Pour chaque personne celle-ci est différente, du coup cela donne un drôle de brouaha entrecoupé de larmes s'élevant toujours plus.

Un homme ayant trop bu perturbait les gens et au moment de cette prière il tomba à genou devant le pupitre pleurant à chaudes larmes qui tombèrent sur le sol.

Je ne suis pas baptiste mais je pense qu'il y à partout des gens leurrés et même intéressés, mais aussi des gens sincères et qui donnent le meilleur d'eux même. La beauté de la vérité peut se trouver partout.

Mais apparemment ils vont recevoir de l'argent par fundraising pour en construire une nouvelle église.

Comme beaucoup d'endroits en Afrique et à Madagascar il y a beaucoup de magie et de superstitions aussi.

On rencontra un instituteur d'un village à côté, qui nous expliqua que la ferme de Tina a une lourde histoire, sans préciser plus, qui fait peur aux voisins alentours. C'est, d'après lui, sans doute à cause de cela qu'il y a peu de monde venant à la bibliothèque.

Après une semaine là-bas, et des relations un petit peu compliquées, nous partîmes pour Kisumu, la grande ville du coin (troisième ville du Kenya), quelque peu confus.

Ah Kisumu...

Ah Kisumu...

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