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On quitte l'Afrique du sud pour le Sénégal

Publié le par David

Début novembre, après deux mois et demi en Afrique du sud et nos aventures "permaculturelles" et "équitationnelles", très intéressantes, nous mettons le cap vers le Sénégal. Nous devions passer par le Burkina Faso, pour 1 ou 2 mois, mais cela est compliqué : on a pris du retard sur notre planning, car nous devons être en décembre au Sénégal, afin de trouver un voilier pour traverser l'océan Atlantique. En outre, le billet d'avion est deux fois plus cher pour Ouagadougou que pour Dakar...Et le transit Ouaga/Dakar est épuisant en bus et vraiment cher en avion. La décision est prise on mettra le cap directement vers Dakar...

Par internet, Aurélie a déjà trouvé une petite association qui cherche des bénévoles pour venir aider au village ; l'association se nomme "Association Des Jeunes Unis de Fora Diawara".

(Si vous souhaitez aider le village où y faire du bénévolat voici un lien de contact vers l'association : https://www.facebook.com/groups/ForaDiawara/)

Elle a été fondé il y a une quinzaine d'années et des actions avaient été réalisées en partenariat avec une ONG américaine à sa création et depuis plus rien.

Mais avec le nouveau président de l'association Djiby Mbaye, secondé par son fidèle lieutenant, l'honorable Djiby Ndiaye, qui ont à peine 25 ans, un nouveau souffle arrive pour l'association et le merveilleux village de Fora Diawara.

Le vendredi 11 novembre vers 17 heures, nous sommes donc accueillis à notre arrivée à l'aéroport par les deux Djiby. On prend un taxi tous ensemble direction "Grand Yoff", un quartier populaire de Dakar, où habite une bonne partie des villageois de Fora venus travailler à Dakar.

Relativement à la population Sénégalaise, Dakar est une ville gigantesque. L'ensemble de l'agglomération compte environ 3,5 millions d'habitants, soit plus d'un quart de la population du pays.

La péninsule dakaroise vue du ciel.La péninsule dakaroise vue du ciel.
La péninsule dakaroise vue du ciel.
La péninsule dakaroise vue du ciel.La péninsule dakaroise vue du ciel.La péninsule dakaroise vue du ciel.

La péninsule dakaroise vue du ciel.

A Grand Yoff, nous sommes accueillis par la grande famille de Fora, avec beaucoup de chaleur et de générosité. Nous sommes logés dans la grande maison familiale, où une chambre inoccupée jusqu'alors nous est offerte pour ces quelques jours. On mange tous ensemble, les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes, dans un grand plat, et avec les mains, bien sur. La mentalité ici, est très éloignée de celle du Kenya, où les gens sont terriblement attirés par l'argent, l'on y a toujours senti un intéressement derrière les sourires.

Ici, c'est clairement différent, le Sénégal est une terre d'accueil, pays de la "Teranga". Même si le capitalisme fait aussi des ravages et que l'on y trouve aussi des coquins en tout genre, la générosité et la culture d'accueil sont loin d'être perdues. Merci à tous les villageois de Fora pour votre accueil généreux.

Nous resterons quelques jours à Dakar, avec nos deux guides forts sympathiques.

Quel accueil au Sénégal !
Quel accueil au Sénégal !
Quel accueil au Sénégal !
Quel accueil au Sénégal !

Quel accueil au Sénégal !

Avec Aurélie, nous ferons une petite excursion à Rufisque, dans la banlieue sud de Dakar, sur les traces de son père, qui est né là-bas et y est resté jusqu'à l'âge de 6 ans. On retrouvera les restes du camp militaire, où il à grandi, le Camp Marchand, que nous sillonnons à la recherche des quelques vieux bâtiments encore debout. Aurélie va faire un petit article plus complet sur les traces de son père et de son grand père, avec de jolies photos de Rufisque.

L'ambiance est bonne ici à Dakar, beaucoup de jeunes jouent au foot sur des grands terrains de sable et les enfants cours de ci de là en criant et riant.

Les rues de Dakar dans les quartiers populaires sont pleines de vie et d'enfants joyeux.
Les rues de Dakar dans les quartiers populaires sont pleines de vie et d'enfants joyeux.
Les rues de Dakar dans les quartiers populaires sont pleines de vie et d'enfants joyeux.

Les rues de Dakar dans les quartiers populaires sont pleines de vie et d'enfants joyeux.

Le week-end, le soir, dans les rues de Grand Yoff, l'ambiance est chaude et ça dance beaucoup au son des Djembés.

De droite à gauche, Djiby Mbaye, Lili, Kilifeu(le chanteur de Keur Gui) et Djiby Ndiaye à l'institut français de Dakar.

De droite à gauche, Djiby Mbaye, Lili, Kilifeu(le chanteur de Keur Gui) et Djiby Ndiaye à l'institut français de Dakar.

On assistera aussi à un concert très intéressant à l'institut français dans le cadre du festival arctivism 27. Le festival rend hommage au célèbre Aimé Cesair, écrivain et poète engagé. Trois artistes se succèdent sur scène, avec Kofi, artiste franco-béninois qui nous délivre une fusion de base afrorap puissante avec des textes engagés et inspirés, puis vient Elom (en duo avec Kofi), rappeur activiste togolais à l'énergie fougueuse et enfin Keur Gui, groupe de rap engagé et reconnu sur la scène hip-hop africaine.

ça fait du bien ici aussi de reprendre tous en coeur, un vitale "Fuck le système", même si, c'est surtout la jeune bourgeoisie de Dakar qui est là ce soir.

Précédant le concert, j'ai pu assister à une conférence intéressante sur le Panafricanisme. Même si, ici comme ailleurs, les consciences ne sont pas très éveillées malheureusement. Il est souvent difficile de dégager les bonnes problématiques et de sortir des sujets clivants souvent stériles afin d'approfondir vraiment la réflexion.

Les peuples du monde sont tous frères et c'est ensemble que nous devons travailler à notre émancipation, à l'éveil de notre intelligence et de notre conscience.

Africa !

Avant le départ vers le village de Fora Diawara, Les deux Djiby organisent aussi une réunion avec les autres jeunes du village résidant à Dakar.

Petite réunion avec les jeunes du village vivant à Dakar.
Petite réunion avec les jeunes du village vivant à Dakar.

Petite réunion avec les jeunes du village vivant à Dakar.

Après ces quelques jours à Dakar, nous sommes bientôt près pour nous rendre à Fora, accompagnés de Djiby Ndiaye, qui n'est pas rentré au village depuis plus de 4 ans.

Djiby aura été et restera pour nous un guide, un ami, un frère.

Merci Djiby pour tout ce temps passé avec nous et ces riches moments que nous avons partagés.

Nous partons finalement tous les trois, le mercredi 16 en soirée, pour un long voyage en bus qui durera jusqu'au lendemain matin.


 

Le car rapide, le bus le moins cher de Dakar !

Le car rapide, le bus le moins cher de Dakar !

Le bus pour Fora est correct, on va y passer 14 heures...
Le bus pour Fora est correct, on va y passer 14 heures...
Le bus pour Fora est correct, on va y passer 14 heures...

Le bus pour Fora est correct, on va y passer 14 heures...

Nous descendons du bus à Sinthiou Bamambé, à quelques kilomètres du village.

Après cela, c'est la piste qui s'enfonce dans ces terres arides. On paye une charrette tractée par un petit cheval racé. Son conducteur est un Peul, il parle à peine français.

Entre temps Aurélie à déjà acheté une vingtaine de petits paquets de gâteaux pour les donner aux enfants du village. Sur la charrette, nous détournons les yeux quelques instants, et cela suffit, discrètement, notre conducteur à déjà chipé un paquet, la main dans le sac d'Aurélie. Je préfère laissé passer et apprécier ces premiers pas chaloupés à l'orée sud du grand désert du Sahara. Aurélie finit aussi par accepter de laisser couler. Notre conducteur dégustera ces petits gâteaux tranquillement plus tard.

Après un changement de charrette pour cause de crevaison, et la rencontre amicale de Oulayé Mbaye, (la mère de Djiby Mbaye resté à dakar), nous arrivons enfin au village.

 

On quitte l'Afrique du sud pour le Sénégal
On quitte l'Afrique du sud pour le Sénégal

Suite des aventures au prochain article.

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